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Attachement ou amour.

Le jour où l’on ne confond plus attachement et amour

Il y a un moment précis, souvent silencieux,

où quelque chose se déplace en nous.

Ce n’est pas une rupture brutale.

Ce n’est pas une décision spectaculaire.

C’est un glissement intérieur.


Le jour où l’on comprend que ce que l’on appelait amour

était parfois surtout de l’attachement.

De la peur de perdre.

De la peur d’être seul.

De la peur de ne plus compter.

Et cette compréhension change profondément notre manière d’aimer…

et de nous aimer.


Quand aimer devient une forme de survie

Beaucoup ont appris à aimer pour tenir.

Pour rester reliés.

Pour ne pas s’effondrer.

Alors on accepte trop.

On explique trop.

On espère trop.

On confond la profondeur avec l’intensité,

et l’intensité avec la souffrance.


Mais l’amour n’est pas censé épuiser.

Il n’est pas censé demander de s’oublier.

Il n’est pas censé exiger que l’on se trahisse pour être gardé.

L’attachement parle fort, l’amour parle vrai

L’attachement crie.

Il a peur.

Il s’accroche.

Il dit :

« Si je pars, je perds tout. »

« Si je dis ce que je ressens, je serai rejeté. »

« Si je me respecte, je serai seul. »

L’amour, lui, ne menace pas.

Il respire.

Il laisse être.


L’amour n’a pas besoin d’être retenu.

Il choisit librement.

Le moment inconfortable de la lucidité

La lucidité n’est pas douce au départ.

Elle oblige à regarder en face

ce que l’on a toléré trop longtemps.

Elle oblige à reconnaître

que certaines relations nous maintenaient en tension,

dans l’attente,

dans l’espoir non réciproque.

Et ce constat fait mal.

Parce qu’il n’accuse personne.

Il nous rend simplement responsables de nos choix.

Se détacher n’est pas devenir froid

Beaucoup ont peur du détachement.


Ils l’associent à l’indifférence, à la fermeture, au rejet.

Mais le vrai détachement n’est pas un mur.

C’est un espace.

Il permet d’aimer sans s’accrocher.

De rester sans se perdre.

De partir sans se détester.

Se détacher, c’est aimer sans demander à l’autre

de combler ce que l’on refuse de regarder en soi.


Quand l’amour commence à circuler autrement

À partir de ce moment-là,

les relations changent.

On ne cherche plus à être choisi à tout prix.

On observe.

On ressent.

On écoute ce qui est là.

On ne court plus après les silences.

On ne s’excuse plus d’exister.

On ne diminue plus son cœur pour rassurer l’autre.

Et paradoxalement,

c’est souvent là que l’amour devient plus simple,

plus vrai,

plus léger.

Une maturité émotionnelle qui apaise

Cette maturité n’enlève pas la sensibilité.

Elle la protège.

Elle permet de rester ouvert

sans être envahi.

De ressentir profondément

sans se noyer.


Elle transforme l’amour en choix,

et non en dépendance.

Conclusion : aimer sans s’attacher à sa propre perte


Le jour où l’on ne confond plus attachement et amour,

on ne devient pas moins aimant.

On devient plus libre.

Libre d’aimer sans se sacrifier.

Libre de rester sans se nier.

Libre de partir sans se condamner.

Et c’est souvent à cet endroit précis

que l’on rencontre enfin

des relations qui respirent au même rythme que nous.


💫 L’art d’Être Soi

© Copyright Véronique Frejefond

 
 
 

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