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Quand on se libère.

Quand on cesse d’attendre d’être compris pour enfin se comprendre soi-même


Il arrive un moment dans la vie où l’on ne cherche plus à expliquer.

Non pas parce que l’on n’a plus rien à dire,

mais parce que l’on a compris que certaines vérités n’ont pas besoin d’être défendues.


Ce moment n’est pas spectaculaire.

Il ne fait pas de bruit.

Il s’installe doucement, après les tempêtes,

quand le cœur est fatigué de lutter

et que l’âme aspire enfin au repos.


La fatigue invisible de ceux qui ressentent profondément

Il existe une fatigue que l’on ne voit pas.

Celle de ceux qui ressentent trop.

De ceux qui analysent, comprennent, pardonnent,

encore et encore.


Cette fatigue ne vient pas des épreuves elles-mêmes,

mais du fait de toujours chercher à donner du sens

là où il n’y en a parfois pas.

Comprendre les autres, oui.

Mais s’oublier en chemin, non.


Le jour où l’on comprend que l’amour n’est pas une négociation

Pendant longtemps, beaucoup d’entre nous ont cru

qu’aimer demandait des concessions constantes.


Se taire un peu.

Attendre encore.

Espérer malgré les signaux.

Mais l’amour véritable ne se négocie pas.

Il ne demande pas de se réduire.

Il ne punit pas la sensibilité.

Il existe, ou il n’existe pas.

Et cette prise de conscience change tout.


Apprendre à rester quand cela nourrit, partir quand cela épuise

Le véritable tournant intérieur survient

lorsque l’on cesse de glorifier la souffrance.

Lorsque l’on comprend que rester loyal à soi

n’est pas une trahison envers les autres.

Il n’y a rien de spirituel à s’abandonner.

Il n’y a rien de noble à se perdre.

Partir n’est pas toujours un échec.


C’est parfois un acte de lucidité.

La paix intérieure n’est pas l’absence de douleur, mais l’absence de conflit intérieur

Beaucoup cherchent la paix comme on cherche le silence.

Mais la paix n’est pas le vide.

Elle est l’alignement.


Elle naît quand ce que l’on ressent

cesse d’être en contradiction avec ce que l’on vit.

Dire non quand tout en soi dit non.

S’éloigner quand rester détruit.

Se respecter même quand cela déplaît.


C’est là que la paix commence.

Une spiritualité incarnée, loin des injonctions

La spiritualité n’est pas toujours lumineuse.

Elle est parfois inconfortable.

Elle demande de regarder ses attachements,

ses peurs,

ses dépendances affectives.

Elle n’exige pas d’être parfait,

mais d’être honnête.

Être spirituel, ce n’est pas tout accepter.

C’est discerner ce qui élève de ce qui enferme.


Quand on n’attend plus l’approbation pour avancer

Il arrive un moment où l’on n’attend plus

que l’on nous comprenne,

que l’on nous valide,

que l’on nous choisisse.

Ce moment marque une bascule intérieure.

On avance alors non plus pour être vu,

mais pour être fidèle à soi-même.

Et paradoxalement,

c’est souvent à cet instant précis

que les bonnes personnes apparaissent.


Conclusion : vivre plus vrai, même si c’est plus simple

La maturité intérieure ne rend pas la vie plus facile.

Elle la rend plus claire.

On rit moins fort parfois,

mais on se ment beaucoup moins.

On aime avec plus de conscience,

moins d’illusion,

mais plus de vérité.

Et au fond,

vivre ainsi,

ce n’est pas renoncer au monde,

c’est enfin y trouver sa juste place.


💫 L’art d’Être Soi

© Copyright Véronique Frejefond


 
 
 

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