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On a plus besoin d’excuses.

Le jour où l’on n’a plus besoin d’excuses pour avancer


Il y a des blessures qui ne guérissent pas

parce qu’elles attendent quelque chose.

Une parole.

Un regret.

Une reconnaissance.


Pendant longtemps, on croit que la paix viendra

le jour où l’autre comprendra.

Le jour où il dira : « Je suis désolé. »

Le jour où il reconnaîtra ce qu’il a fait,

ou ce qu’il n’a pas su donner.


Mais ce jour n’arrive pas toujours.

Et parfois, il n’arrive jamais.


L’attente invisible qui retient


Attendre des excuses,

ce n’est pas faiblesse.

C’est humain.


C’est vouloir que la douleur soit vue,

que la blessure soit reconnue,

que ce qui a fait mal ne soit pas nié.


Mais cette attente crée un lien invisible

avec celui qui ne regarde plus,

qui ne répond plus,

ou qui ne peut tout simplement pas.


Et ce lien retient.


Quand l’autre ne peut pas donner ce qu’il n’a pas


Avec le temps, une vérité difficile apparaît :

certaines personnes ne s’excusent pas

non par cruauté,

mais par incapacité.


Incapacité à regarder leurs actes.

Incapacité à ressentir la portée de leurs silences.

Incapacité à descendre là où la conscience demande du courage.


Comprendre cela ne justifie rien.

Mais cela libère.


Le moment clé : se libérer sans réparation extérieure


La vraie bascule intérieure arrive

quand on comprend que la réparation

ne viendra peut-être jamais de l’extérieur.


Et que continuer à attendre

revient à prolonger la blessure.


Ce jour-là, quelque chose se détend.

On cesse de tendre la main vers le vide.

On la ramène doucement vers soi.


Se donner à soi-même ce qui n’a pas été donné


Ce que l’on attendait de l’autre,

on apprend à se l’offrir :


La reconnaissance :

Oui, ce que j’ai vécu a été difficile.


La validation :

Oui, ma douleur est légitime.


La fermeture douce :

Je n’ai plus besoin que tu comprennes pour continuer.


C’est là que la guérison devient réelle.


Pardonner sans réconciliation


Pardonner ne veut pas dire reprendre contact.

Ni minimiser.

Ni effacer.


Pardonner, parfois,

c’est juste refuser que l’autre

continue d’habiter notre espace intérieur.


C’est déposer l’histoire là où elle appartient :

dans le passé.



Une paix qui ne dépend plus de l’autre


À partir de ce moment,

on avance différemment.


On n’est plus suspendu à une réponse.

On n’interprète plus chaque silence.

On n’attend plus une réparation tardive.


La paix devient autonome.

Stable.

Ancrée.


Conclusion : avancer sans dette émotionnelle


Le jour où l’on n’a plus besoin d’excuses pour avancer,

on ne devient pas indifférent.

On devient libre.


Libre de ne plus espérer ce qui ne viendra pas.

Libre de fermer doucement une porte

sans la claquer.

Libre de continuer son chemin

sans regarder en arrière pour vérifier

si l’autre suit.


Et cette liberté-là

est l’une des formes les plus profondes

de résilience.



💫 L’art d’Être Soi

© Copyright Véronique Frejefond





 
 
 

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